Guides · Mis à jour en août 2026

Vol de cuivre sur les parcs photovoltaïques : surveiller une centrale au sol en 2026

Réponse courte : les centrales solaires au sol sont devenues une cible régulière des voleurs de cuivre — la presse spécialisée parle depuis février 2026 de « nouveau fléau » de la filière (GreenUnivers) — et la parade réaliste n'est pas de re-clôturer des dizaines d'hectares : c'est de faire détecter les intrusions humaines par des caméras, avec une trace datée qui tienne pour le dépôt de plainte.

Le cas d'école est daté et nommé : en juin 2025, la centrale du Plan à Salles-sous-Bois (Drôme), exploitée par Engie Green, s'est fait dérober environ 40 kilomètres de câbles — 18 000 panneaux en production réduite, plainte déposée (Révolution Énergétique, 27/06/2025). Ce n'était pas une première : 17 km en Gironde en 2022, 45 km sur un chantier à Sarreguemines en 2021. Quand un exploitant tier-1 se fait vider une centrale de 8 MWc, la question n'est plus « est-ce que ça arrive », mais « pourquoi cette centrale-là, cette nuit-là » — et les opérateurs interrogés par la presse filière répondent justement qu'ils n'en savent rien. C'est l'imprévisibilité qui rend la surveillance permanente nécessaire.

Pourquoi les parcs au sol précisément

Trois raisons convergent. Le câblage courant continu d'un parc court sur des kilomètres, accessible au ras du sol — c'est du cuivre au poids, dans un site étendu et peu fréquenté la nuit. Les centrales sont par construction isolées : du foncier bon marché, loin des habitations, exactement le profil des sites que la vague nationale de vols frappe le plus. Et cette vague ne faiblit pas : la Gendarmerie comptait en moyenne 6 vols de câbles par jour en France en 2025, tous réseaux confondus, et le Sénat recommandait dès mai 2025, en réponse publiée au JO, le recours à la vidéoprotection sur les sites exposés (question écrite Q250404176).

Ce qu'une surveillance de centrale doit faire — et ne pas faire

Le besoin utile tient en trois fonctions. Détecter une présence humaine ou un véhicule, la nuit, sur un périmètre de plusieurs hectares — pas envoyer une alerte à chaque chevreuil qui longe la clôture. Prévenir pendant l'intrusion, pas le lendemain devant les onduleurs ouverts. Et consigner chaque événement dans un journal daté du site, exportable : c'est cette trace horodatée qui donne du poids au dépôt de plainte et au dossier assureur, quand la matinée commence par des chemins de câbles vides.

Ce qu'elle n'a pas à faire : surveiller vos équipes. Une surveillance de centrale bien conçue est tournée vers l'intrusion — les personnes qui n'ont rien à y faire, de nuit — pas vers les techniciens qui y travaillent le jour. C'est un choix de conception qui compte aussi pour l'acceptation du dispositif par vos prestataires O&M.

Sans re-câbler le site

L'ironie d'un projet de vidéosurveillance classique sur un parc solaire, c'est qu'il commence par tirer… du câble. Une alternative existe : partir des caméras autonomes (batterie/solaire, transmission cellulaire) déjà posées ou faciles à poser sur les points de passage — accès, poste de livraison, chemins de câbles — et confier l'intelligence au logiciel : reconnaissance d'une présence humaine ou d'un véhicule sur les images, alerte en temps réel, journal daté par site. C'est l'approche de SiteSentry, en pur logiciel sur des caméras du commerce, pensée pour les sites isolés sans alimentation permanente. Le détail est sur la page dédiée aux sites d'énergie.

Le même phénomène frappe d'autres infrastructures isolées — au premier rang desquelles les sites télécom : le cas est documenté chiffres à l'appui dans notre guide vol de cuivre sur les antennes et pylônes télécom.

Pour aller plus loin

Ces informations sont fournies à titre indicatif et ne constituent ni un conseil juridique ni un conseil assurantiel ; la mise en œuvre d'une vidéoprotection sur site obéit à des règles qu'il vous appartient de vérifier avec vos conseils. Contenus rédigés avec assistance IA, revus avant publication par l'éditeur.